Menace sur les droits humains
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IRAN Répression des opposants politiques

Le 28 janvier 2010, Mohammad Reza Ali-Zamani et Arash Rahmanipour, deux manifestants opposant au régime, ont été exécutés en Iran. Arrêtés pendant la vague de répression qui a fait suite aux manifestations massives contre la réélection du président Ahmadinejad en juin 2009, ces « ennemis de Dieu » étaient accusés de faire partie d’un groupe armé d’opposition et d’avoir tenté de renverser le régime islamique en place.

 

 

Ces derniers mois, Human Rights Watch a condamné à plusieurs reprises la situation actuelle en Iran et la répression dont sont victimes ceux qui ont participé aux manifestations de l'opposition suite à la réélection de Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin 2009.

 

Dans un communiqué du 9 janvier 2010, nous avons attiré l’attention de la communauté internationale sur le nombre de manifestants détenus sur la base d’accusations de collaboration présumée avec des groupes armés ou d’opposition politique. Human Rights Watch dénonce les graves atteintes à la liberté d’expression perpétrées par le régime iranien.

 

Le 13 janvier 2010, Human Rights Watch a accusé le procureur iranien Saïd Mortazavi d’avoir organisé la répression des manifestations pacifiques après les élections. Plusieurs dizaines d’opposants avaient alors été tués. Mortazavi est également soupçonné d’avoir une forte responsabilité dans les cas de décès en détention à la prison de Kahrizak.

 

A ce jour, plus de deux cent manifestants et opposants sont emprisonnés en Iran pour avoir exprimé pacifiquement leurs idées politiques. Neuf d’entre eux encourent la peine de mort.

 

 

« Les opposants pacifiques devraient jouir de leur liberté et non être emprisonnés et subir des abus. Si les autorités accusent les manifestants d’avoir utilisé la violence, ils devraient le prouver lors d’un procès ouvert et équitable. »

Joe Stork, Directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de Human Rights Watch.