Menace sur les droits humains
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IRAK Des détenus torturés dans une prison secrète

Lors d’une mission exploratoire en Irak, deux chercheurs de Human Rights Watch ont pu rencontrer des prisonniers qui venaient d’être transférés depuis une prison secrète et qui ont été victimes d’actes de torture. Olivier Bercault, l’un de ces chercheurs, nous raconte ce qu’il a entendu.

 

 

Après avoir interrogé quarante-deux détenus qui venaient d’être transférés d’une prison secrète découverte très récemment, Human Rights Watch dénonce des cas de torture systématiques et réguliers en Irak.

 

Les détenus racontent avoir été suspendus par les pieds, étouffés dans des sacs, frappés jusqu’à ce qu’ils perdent connaissance puis ranimés à coups de chocs électriques. Leurs gardiens leur ont arraché les ongles et brisé les dents.

 

Ces prisonniers ont également fait état d’actes de sodomie et de viols. Les preuves physiques de ces tortures (marques et stigmates) semblaient très récentes.

 

Ces détenus, accusés de soutenir et d’encourager le terrorisme mais n’ayant été condamnés pour aucun crime, sont des Arabes sunnites de la région de Mossoul. Ils étaient emprisonnés secrètement dans une prison sous contrôle du gouvernement irakien, située dans l’ancien aéroport Muthanna à l’ouest de Bagdad. Ils ont été transférés récemment à la prison Al Rusafa à Bagdad.

 

Pour Human Rights Watch ceux qui ont ordonné ces actes sont tout aussi responsables que ceux qui les ont perpétrés et devront être amenés à répondre de ces violations des droits humains.

 

L'un de nos chercheurs, Olivier Bercault, revient tout juste d’Irak. Ecoutez-le expliquer comment la révélation du Los Angeles Times et de Human Rights Watch sur l'existence de prisons secrètes en Irak lui a permis de dialoguer avec des prisonniers irakiens ayant été torturés dans l'une de ces prisons.