Menace sur les droits humains
Syndiquer le contenu

Nos actions.

Cette jeune birmane de 13 ans a perdu sa tante lors du cyclone Nargis ; sa mère, son père et sa petite sœur ont survécu en se réfugiant dans un monastère. La fillette dit avoir nagé à travers le village en ruines pour les retrouver. © 2009 Christian Holst/Reportage par Getty Images.


Nous menons l’offensive en faveur des droits humains depuis  30 ans en travaillant sans relâche pour faire pression aux plus hauts niveaux. Nous menons un plaidoyer stratégique pour que le prix à payer par les oppresseurs soit le plus élevé possible et pour contribuer à poser les bases légales du changement.

Ainsi nous avons joué un rôle central dans nombre des principales avancées mondiales en matière de droits humains au cours des dernières années:
 

  • Nous avons permis l’interdiction des mines antipersonnel en co-fondant la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (ICBL) qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1997.
  • Nous avons été l’un des moteurs de la création de la Cour pénale internationale (CPI) en 1998.
  • Nous avons mené les premières enquêtes et fourni des éléments de preuve décisifs pour six des sept cas de massacres sur lesquels s’est fondée l’inculpation de Slobodan Milosevic.
  • En exerçant des pressions et en fournissant de nombreuses preuves nous avons pu agir pour que des criminels de guerre soient traduits en justice, tels que Charles Taylor, impliqué dans des atrocités commises lors de la guerre civile en Sierra Leone, ainsi que Thomas Lubanga, leader de milices congolaises, accusé d’avoir recruté et enrôlé des enfants de moins de quinze ans comme soldats.
  • En rassemblant des preuves d’atteintes aux droits humains commises au nom de la lutte contre le terrorisme (détention de prisonniers à Guantanamo, arrestations illégales de musulmans pacifiques en Ouzbékistan…), nous attirons l’attention des décideurs et des médias sur ces questions et faisons du plaidoyer contre les gouvernements qui emploient ces méthodes.
  • Nous avons contribué aux poursuites engagées contre les autorités russes suite aux exactions commises en Tchétchénie, en apportant une aide significative à l’accusation lors des travaux préparatoires de la Cour européenne des droits de l’homme.
  • Avec une poignée d’autres ONG, nous avons formé la Coalition contre les bombes à sous-munitions ; celle-ci a réussi à faire adopter un traité international pour l’élimination des bombes à sous-munitions que 98 pays ont déjà signé.
  • Nous avons œuvré pour faire cesser le recours aux enfants soldats et avons présidé la Coalition internationale contre l’utilisation d’enfants soldats ; celle-ci s’est développée et a adopté un traité signé par 122 pays.

Les résultats récents des actions de Human Rights Watch :

  • République Démocratique du Congo
  • Suite à un entretien avec le président Kabila et une conférence de presse à Goma, l’armée congolaise a diffusé un document à ses soldats leur stipulant qu’ils sont obligés d’agir dans le respect des droits humains.

  • en Guinée
  • Nous avons contribué à augmenter la pression internationale sur le gouvernement guinéen grâce à notre rapport publié en avril dernier, dénonçant les abus commis  par les soldats : viols, extorsions, vols et autres violences.
    Suite à cela, le président, M. Moussa Dadis Camara, vient publiquement de reconnaître les abus commis par ses forces de sécurité, et a conduit des centaines de soldats à faire le serment de stopper toute violation des droits humains.

  • au Zimbabwe
  • Nous avons appelé le gouvernement zimbabwéen à mettre fin aux violations des droits humains dans l’est du pays. Dans un rapport de 62 pages, nous avons documenté comment les forces armées du Zimbabwe ont tué et torturé des villageois et les ont réduit en esclavage pour prendre le contrôle de mines de diamants à Marangue.
    Depuis, une équipe internationale d’enquête a été envoyée sur le terrain et le gouvernement a annoncé, début juillet, que l’armée zimbabwéenne allait se retirer de cette zone.

  • en Afrique du Sud
  • On estime à environ un million et demi le nombre de Zimbabwéens qui ont traversé la frontière au cours des dernières années pour fuir leur pays. Le gouvernement sud-africain vient de répondre favorablement à notre appel, lancé dans notre dernier rapport, et demandant aux autorités d’accorder des permissions temporaires aux Zimbabwéens pour pouvoir rester en Afrique du Sud tant que leur vie et leur bien-être seraient menacés au Zimbabwe.