
Nous menons l’offensive en faveur des droits humains depuis 30 ans en travaillant sans relâche pour faire pression aux plus hauts niveaux. Nous menons un plaidoyer stratégique pour que le prix à payer par les oppresseurs soit le plus élevé possible et pour contribuer à poser les bases légales du changement.
Ainsi nous avons joué un rôle central dans nombre des principales avancées mondiales en matière de droits humains au cours des dernières années:
Suite à un entretien avec le président Kabila et une conférence de presse à Goma, l’armée congolaise a diffusé un document à ses soldats leur stipulant qu’ils sont obligés d’agir dans le respect des droits humains.
Nous avons contribué à augmenter la pression internationale sur le gouvernement guinéen grâce à notre rapport publié en avril dernier, dénonçant les abus commis par les soldats : viols, extorsions, vols et autres violences.
Suite à cela, le président, M. Moussa Dadis Camara, vient publiquement de reconnaître les abus commis par ses forces de sécurité, et a conduit des centaines de soldats à faire le serment de stopper toute violation des droits humains.
Nous avons appelé le gouvernement zimbabwéen à mettre fin aux violations des droits humains dans l’est du pays. Dans un rapport de 62 pages, nous avons documenté comment les forces armées du Zimbabwe ont tué et torturé des villageois et les ont réduit en esclavage pour prendre le contrôle de mines de diamants à Marangue.
Depuis, une équipe internationale d’enquête a été envoyée sur le terrain et le gouvernement a annoncé, début juillet, que l’armée zimbabwéenne allait se retirer de cette zone.
On estime à environ un million et demi le nombre de Zimbabwéens qui ont traversé la frontière au cours des dernières années pour fuir leur pays. Le gouvernement sud-africain vient de répondre favorablement à notre appel, lancé dans notre dernier rapport, et demandant aux autorités d’accorder des permissions temporaires aux Zimbabwéens pour pouvoir rester en Afrique du Sud tant que leur vie et leur bien-être seraient menacés au Zimbabwe.